THERAPIE HOLISTIQUE

Prendre soin de la personne dans sa globalité avec des techniques douces et naturelles

Pourquoi j'ai voulu devenir thérapeute...

D'aussi loin que je me souviennes, je me suis toujours intéressé à la santé et au développement personnel. J'étais fasciné de voir à quel point il y avait un écart entre certaines personnes, confiantes et toujours bien dans leur peau et les autres, toujours malades, stressées, fatiguées. Je me suis longtemps posé la question de savoir pourquoi il y avait un tel écart entre celles qui réussissent et celles qui semblent condamnées à échouer.

Hypersensible et longtemps mal dans ma peau, j'ai moi-même expérimenté la souffrance et le mal-être de l'intérieur, jusqu'à ce que je commence à comprendre qu'il n'y avait pas de fatalité. J'avais réalisé qu'il existait des lois, des règles, des stratégies gagnantes et des techniques qu'on pouvait apprendre à appliquer pour aller mieux sur tous les plans.

Aujourd'hui, pleinement épanoui dans ma vie, j'ai envie d'aider les autres à se sentir mieux à leur tour, j'ai envie de leur partager ce que j'ai appris à force de persévérance, ce que j'aurais aimé qu'on me partage lorsque j'étais au plus mal. Aujourd'hui, j'ai simplement envie de suivre mon propre chemin, de continuer à apprendre et évoluer, et d'aider les autres du mieux que je peux...


Mon Parcours :  

Lorsque j'étais enfant, j'étais très souvent malade. Hypersensible aussi bien sur le plan physique qu'émotionnel, j'ai compris plus tard le lien qui existait entre les deux. Grand timide et longtemps mal dans ma peau, je me suis très tôt posé des questions sur la nature humaine et sur le sens de la vie. J'avais le sentiment que quelque chose ne tournait pas rond dans ce monde. J'avais beaucoup de mal à comprendre comment fonctionnaient les gens, les relations sociales et pourquoi le monde était ainsi fait.

Je m'isolais souvent pour réfléchir et je cherchais dans les livres des réponses à mes questions. Je fuyais le contact avec le monde pour ne pas souffrir du regard des autres. J'évitais au maximum de me faire remarquer que ce soit à l'école ou en dehors de l'école. J'étais devenu un champion de l'évitement : surtout ne pas se faire remarquer, ne pas parler de moi, telle était la règle, à tel point que j'ai fini par développer une phobie sociale et la croyance profonde que le monde extérieur était dangereux et que j'étais une petite chose fragile.

La phobie sociale c'est la peur des autres. La croyance profonde que le monde est dangereux et que nous ne sommes pas assez fort pour l'affronter. Ce qui était le cas, car en plus de cela j'étais doté d'une grande sensibilité que je ne savais absolument pas gérer. On peut avoir peur des araignées, des chiens, des requins, mais quand on a la peur des autres, ça devient très handicapant. Je n'osais même plus sortir de chez moi pour aller acheter une baguette de pain à la boulangerie. Je restais cloitré chez moi, paniqué à l'idée de rencontrer quelqu'un et d'échanger quelques mots avec lui. Les réunions de famille étaient une épreuve à chaque fois. Toute vie sociale m'était devenue impossible. J'avais construit autour de moi comme une prison de verre invisible qui m’empêchait d'avoir toute relation normale avec les autres. 

Au niveau de ma scolarité, on peut dire que j'ai eu un parcours atypique passant de classes en classes, je ne savais pas très bien ce que j'avais envie de faire de ma vie mais j'ai toujours eu cette envie au plus profond de moi d'aider les gens, de contribuer, d'apprendre et de faire quelque chose de différent. Mais ma phobie sociale et mon hypersensibilité me rendaient toute tentative de communication illusoire et tout projet difficile à réaliser. Ce qui renforçais la croyance intime que j'étais nul. J'étais plongé dans un cercle vicieux dans lequel je ne trouvais pas la sortie. Je ressentais tout ce que les autres ressentaient autour de moi, et longtemps je n'ai pas su faire la différence entre mes propres émotions et celles des autres.

Lorsque j'étais plongé au milieu d'une foule, c'était comme une tempête à l'intérieur de moi. je captais toutes les informations sensorielles, émotionnelles et mentales autour de moi qui arrivaient en masse. C'est comme si j'avais des antennes mais que j'étais incapable de gérer toutes les informations qui m'arrivaient d'un seul coup. Du coup, la meilleure solution que j'avais trouvé était de me couper de mes émotions à chaque fois que j'étais en contact avec du monde, des inconnus ou des émotions difficiles. Toute communication était devenue quasiment impossible et toute action nouvelle extrêmement difficile. J'étais devenu comme un fantôme qui passait a coté de sa vie.

A l'école j'avais des capacités mais je vivais largement en dessous de mes moyens, le problème était que je n'arrivais pas à rentrer dans le cadre imposé par l'école ni à trouver de sens à ce que j'apprenais. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai compris que j'avais un mode de pensée et de raisonnement très différent de la norme, "en arborescence" c'est à dire non linéaire comme la plupart des gens. Si bien que lorsqu'on posait une question difficile et que personne ne trouvait, moi j'avais la réponse mais je n'osais pas la dire. En revanche, sur des choses très simples et évidentes je me plantais souvent. Se sentir différent, inadapté au monde moderne n'est pas chose facile. J'en ai souffert et plusieurs fois j'ai voulu abandonner. Mais cette différence m'a fait également grandir intérieurement et évoluer rapidement. J'ai beaucoup appris et je suis passé par plusieurs étapes difficiles que j'ai finalement réussi à surmonter.

Après un baccalauréat scientifique, j'ai fais une première année de médecine dans le but de devenir masseur-kinésithérapeute. Ayant échoué au concours deux fois, je me suis dirigé vers une fac de sciences avec l'objectif d'intégrer en parallèle une école paramédicale. Pendant cette période de ma vie, je me sentais nul, seul et incompris par les autres. Pour compenser ce terrible sentiment, je met met à manger de manière compulsive et irraisonnée tout ce qui me tombe sous la mains. Parfois j'allais consommer jusqu'à 4 McDo dans la même journée !  Je développe sans m'en rendre compte au début une addiction alimentaire d'hyperphagie et je prends plus de 10 kg en moins d'un an.

Puis vint le temps de ma période animation, je passe le BAFA et dans la foulé je fais finalement un DUT carrières sociales dans l'animation sociale et socioculturelle pour me rapprocher de ma copine de l'époque. Malgré toutes mes difficultés, je commence à prendre ma vie en main, j'élabore des théorie personnelles en fonction de ce que je vis et ce que je lis. Je met en place des actions, je dévore tous les livres de développement personnel qui me tombent entre les mains et j'en apprends beaucoup sur moi-même. Petit à petit, je commence à aller mieux.

Après mon diplôme, je travail quelque temps dans l'animation après de différents publics (enfants, adolescents, personnes âgées, personnes sans domicile fixes) j'en apprend beaucoup sur la nature humaine. Mais au fond, ce que j'ai vraiment envie de faire c'est de soigner, d'être là pour les personnes malades. C'est ce qui me fait vibrer intérieurement. Je décide alors d’intégrer une école en soins infirmiers.

Mais en deuxième année, je m'aperçois que les soins prodigués aux patients ne me conviennent pas. Trop de médicaments, trop d'administratif, pas assez de temps auprès des patients, pas assez de moyens. Là encore je suis déçu. Je trouve que l'approche avec les patients ne va pas assez loin, j'ai le sentiment qu'il manque quelque chose dans la prise en soin de la personne. Je me sens frustré de ne pas pouvoir soulager les personnes qui souffrent de douleurs chroniques malgré la prise d'antalgiques à haute dose. Un jour je me suis retrouvé à devoir administrer 18 médicaments différents à une dame hospitalisée. Pendant mes 10 semaines de stage, je n'ai cessé de voir son état empirer et se dégrader jour après jour. Je ne supportais plus ses gémissement constants dans les couloirs de l’hôpital. Après un quasi burn-out, je suspend ma formation le temps de faire le point.

Je me met à chercher de nouvelles approches complémentaires aux soins déjà existants. Et là je découvre la Sophrologie et l'approche holistique de la santé grâce à l'Institut Cassiopée à Chatou, ce qui est pour moi une révélation ! Tout ce que j'avais élaboré dans ma tête comme théories et techniques "de survie" et que j'utilisais déjà depuis des années, je les retrouvais là formalisées en mieux. J'ai découvert tout un univers méconnu mais passionnant. Je trouve cette approche géniale ! Globale, cohérente et surtout en accord avec mes valeurs. Du coup je me forme pendant deux ans à la Sophrologie, à la relaxation, aux massages, à l'énergétique, la PNL et la relation d'aide pour finalement devenir thérapeute holistique. Pendant ces deux années j'ai énormément travaillé sur moi et sur mes blocages. Et puis je fini par me spécialiser dans la gestion du stress et des émotions car c'est l'histoire de ma vie.

Au final, j'ai pioché ici et là ce dont j'avais besoin pour laisser éclore ma véritable identité. Chaque étape de mon parcours a conditionnée la suivante et ce que je suis devenu. Aujourd’hui je me sens parfaitement aligné, en phase avec moi-même grâce à tout ce que j'ai appris et mis en place dans ma vie. Je me sens riche intérieurement car je sais que je suis sur le bon chemin. Je suis serein car j'ai appris à gérer ces émotions qui me posaient tant de soucis. J'ai réussi à faire de mes faiblesses une force, à transformer mon croyances et ce qui me limitait, en quelque chose de positif pour moi et pour les autres. Ce que j'ai vécu comme un fardeau depuis des années : ma différence et mon hypersensibilité étaient en fait le plus beau cadeau que la vie puisse me faire car c'est aussi mon plus grand pouvoir. Le pouvoir de comprendre les gens, de savoir les écouter vraiment et de les aider.

Derrière chaque peur se cache un désir, derrière chaque faiblesse se cache une force. Je crois que chaque personnes est extraordinaire car chaque personne à en elle des ressources insoupçonnées et inexploitées. En fait je crois que nous sommes tous en quelque sorte comme des super-héros. Les Supers héros de nos vies. Et Il ne tiens qu'à nous de décider de vivre la vie que nous voulons, de la rendre belle et d’œuvrer pour un monde meilleur. Pas après pas. Mais pour cela, le héros doit tout d'abord apprendre à se connaitre, il doit savoir qui il est. Quels sont ses super-pouvoirs. Il doit ensuite apprendre à les reconnaitre, à les accepter et enfin à les maitriser. Et vous ? Avez-vous envie de devenir le héros ou l'héroïne de votre vie ?