RespireTaVie

Etre bien dans sa peau
c'est possible !

Pourquoi j'ai voulu devenir thérapeute...

D'aussi loin que je me souviennes, je me suis toujours intéressé à la santé et au développement personnel. J'étais fasciné de voir à quel point il y avait un écart entre certaines personnes, confiantes et toujours bien dans leur peau et les autres, toujours malades, stressées, fatiguées. Je me suis longtemps posé la question de savoir pourquoi il y avait un tel écart entre celles qui réussissent et celles qui semblent condamnées à échouer.

Hypersensible et longtemps mal dans ma peau, j'ai moi-même expérimenté la souffrance et le mal-être de l'intérieur, jusqu'à ce que je commence à comprendre qu'il n'y avait pas de fatalité. J'avais réalisé qu'il existait des lois, des règles, des stratégies gagnantes et des techniques qu'on pouvait apprendre à appliquer pour aller mieux sur tous les plans.

Aujourd'hui, pleinement épanoui dans ma vie, j'ai envie d'aider les autres à se sentir mieux à leur tour, j'ai envie de leur partager ce que j'ai appris à force de persévérance, ce que j'aurais aimé qu'on me partage lorsque j'étais au plus mal. Aujourd'hui, j'ai simplement envie de suivre mon propre chemin, de continuer à apprendre et évoluer, et d'aider les autres du mieux que je peux...


Mon Parcours :  

Lorsque j'étais enfant, j'étais très souvent malade. Hypersensible aussi bien sur le plan physique qu'émotionnel, j'ai compris plus tard le lien qui existait entre les deux. Grand timide et longtemps mal dans ma peau, je me suis très tôt posé des questions sur la nature humaine et sur le sens de la vie. J'avais le sentiment que quelque chose ne tournait pas rond dans ce monde. J'avais beaucoup de mal à comprendre comment fonctionnaient les gens, les relations sociales et pourquoi le monde était ainsi.

Je m'isolais souvent pour réfléchir et je cherchais dans les livres des réponses à mes questions. Je fuyais le contact avec le monde pour ne pas souffrir du regard des autres. J'évitais au maximum de me faire remarquer que ce soit à l'école ou en dehors de l'école. J'étais devenu un champion de l'évitement : surtout ne pas se faire remarquer, ne pas parler de moi, telle était la règle, à tel point que j'ai fini par développer une phobie sociale et la croyance profonde que le monde extérieur était profondément dangereux.

La phobie sociale c'est la peur des autres. La croyance profonde que le monde est dangereux et que nous ne sommes pas assez fort pour l'affronter. Ce qui était le cas, car en plus de cela j'étais doté d'une grande sensibilité que je ne savais absolument pas gérer. On peut avoir peur des araignées, des chiens, des requins, mais quand on a la peur des autres, ça devient très handicapant. Je n'osais même plus sortir de chez moi pour aller acheter une baguette de pain à la boulangerie. Je restais cloitré chez moi, paniqué à l'idée de rencontrer quelqu'un et d'échanger quelques mots avec lui. Les réunions de famille étaient une épreuve à chaque fois. Toute vie sociale m'était devenue impossible. J'avais construit autour de moi comme une prison invisible qui m’empêchait d'avoir toute relation normale avec les autres. 

Au niveau de ma scolarité, on peut dire que j'ai eu un parcours atypique et instable. Tantôt très bon à l'école, tantôt nullissime, je pouvais passer des heures à me passionner pour un sujet mais je ne savais pas très bien ce que j'avais envie de faire, tout m'intéressait. A cette époque je ne savais pas que j'étais HPI (haut potentiel Intellectuel) et je pensais que j'étais nul. Je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie mais j'ai toujours eu cette envie d'aider les gens mais de faire quelque chose de différent.

Mais ma phobie sociale et ma très grande hypersensibilité rendaient toute tentative de communication illusoire et tout projet difficile à réaliser. Ce qui renforçais ma croyance intime que j'étais profondément nul. J'étais plongé dans un cercle vicieux dans lequel je ne pouvais pas m'extirper. Je ressentais tout ce qu'il se passait autour de moi, dans les conversations, les interactions entre les élèves. La cour de récréation était une horreur pour moi. Des tonnes d'informations m'arrivaient en même temps, je captais tout ! Mais je croyais que les autres enfants étaient comme moi. Mais non et longtemps je n'ai pas su faire la différence entre mes propres émotions et celles des autres. Je faisais l'éponge émotionnelle. Un cri, une colère, une tristesse, un sentiment de trahison, tout ce qu'il se passait sous mes yeux je le ressentais en même temps.

Lorsque j'étais plongé au milieu d'une foule, c'était comme une tempête à l'intérieur de moi. C'est comme si j'avais des antennes mais que j'étais incapable de gérer toutes les informations qui m'arrivaient d'un seul coup. Du coup, la meilleure solution que j'avais trouvé était de me couper de mes émotions à chaque fois que j'étais en contact avec du monde, des inconnus ou des émotions difficiles. Toute communication était devenue quasiment impossible et toute action nouvelle extrêmement difficile. J'étais devenu comme un fantôme qui passait a coté de sa vie.

Pour en revenir à l'école j'avais des capacités mais je ne savais pas les utiliser, le problème était que je n'arrivais pas à rentrer dans le cadre imposé par l'école ni à trouver de sens à ce que j'apprenais. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai compris que j'avais un mode de pensée et de raisonnement très différent de la moyenne, "en arborescence" c'est à dire non linéaire comme la plupart des gens.
Si bien que lorsqu'on posait une question difficile et que personne ne trouvait, moi j'avais la réponse mais je n'osais pas répondre. En revanche, sur des choses très simples et évidentes pour tout le monde je me trompais souvent.

Se sentir différent, inadapté au monde n'est pas chose facile. J'en ai beaucoup souffert. Mais cette différence m'a fait également grandir intérieurement et évoluer rapidement. J'ai beaucoup appris et je suis passé par plusieurs étapes difficiles que j'ai finalement réussi à surmonter.

Après un baccalauréat scientifique, je pars pour l'Université. Pendant cette période de ma vie, je me sentais vraiment seul et incompris. Pour compenser ce terrible sentiment, je me mets à manger de manière compulsive et irraisonnée tout ce qui me tombe sous la mains. Parfois j'allais consommer jusqu'à 4 McDo dans la journée ! Quand on est jeune ce n'est pas bien grave mais quand c'est répété ça commence à poser problème. Je développe sans m'en rendre compte une addiction à la nourriture. Un trouble du comportement alimentaire qu'on appelle hyperphagie. Je prends 12 kg en un an.

Puis vint le temps de ma période animation, je passe mon diplôme d'animateur pour faire de petits job d'été et dans la foulé j'intègre finalement une formation dans l'animation sociale et socioculturelle pour me rapprocher de ma copine de l'époque. Malgré toutes mes difficultés, je commence à prendre ma vie en main, j'élabore des théories personnelles en fonction de ce que je vis et ce que je lis. J'essaie de modéliser des choses, de comprendre comment je fonctionne, je mets des actions en place et je dévore tous les livres de développement personnel que je trouve sur mon chemin. Je veux comprendre et j'adore ça.

Après mon diplôme, je travail quelque temps dans l'animation après de différents publics (enfants, adolescents, personnes âgées, personnes sans domicile fixes) j'en apprend beaucoup sur la nature humaine. Mais au fond, ce que j'ai vraiment envie de faire c'est de soigner, d'être là pour les personnes qui en ont vraiment besoin. Je décide alors d’intégrer une école en soins infirmiers. Mais en deuxième année, je m'aperçois que les soins prodigués aux patients ne me conviennent pas. Trop de médicaments, trop d'administratif, pas assez de temps auprès des patients, pas assez de moyens. Là encore je suis déçu.

Je trouve que l'approche avec les patients ne va pas assez loin, qu'on reste à l surface des choses. Je me sens frustré de ne pas pouvoir soulager les personnes qui souffrent de douleurs chroniques malgré la prise d'antalgiques à haute dose. Un jour je me suis retrouvé à devoir administrer 18 médicaments différents à une dame hospitalisée. Je l'ai ai compté ! Pendant mes 10 semaines de stage, je n'ai cessé de voir son état empirer et se dégrader jour après jour. C'était horrible. Je ne pouvais plus entendre ses gémissements à longueur de journée. Après avoir essayé de maintes fois de me raisonner et de m'accrocher à ce travail, je décide de partir.

Je me met à chercher de nouvelles approches complémentaires aux soins déjà existants. Et là je redécouvre la Sophrologie (que j'avais découvert avec une psychologue) et l'approche holistique de la santé grâce à l'Institut Cassiopée à Chatou. C'est pour moi une révélation ! Tout ce que j'avais élaboré dans ma tête comme théories et techniques "de survie" et que j'utilisais déjà depuis des années, je les retrouvais là formalisées en mieux. Je découvre la PNL, l'Hypnose et les massages bien-être ! J'ai trouvé cette approche géniale ! Globale, puissante, respectueuse de l'Humain. C'est alors que je décide de tout recommencer à zéro et je me former à 35 ans, j'y mets toutes mes économies. Je deviens maitre praticien en sophrologie, praticien en massages bien-être et praticien en hypnose et PNL. Je continu à me former pendant deux ans à la Sophrologie, à la relaxation, aux massages, à l'énergétique, à la relation d'aide pour finalement devenir thérapeute holistique. Pendant ces deux années j'ai énormément travaillé sur moi et sur mes blocages.

Je continu encore aujourd'hui à me former à différentes pratiques. Aujourd’hui je me sens parfaitement aligné, en phase avec moi-même grâce à tout ce que j'ai appris et mis en place dans ma vie. Je me sens riche intérieurement et serein car j'ai appris à gérer ces émotions qui me posaient tant de soucis. J'ai réussi à faire de mes faiblesses une force, à transformer mes croyances et mon hypersensibilité en quelque chose de positif pour moi et pour les autres. Au final, ma différence et mon hypersensibilité étaient en fait le plus beau cadeau que la vie puisse me faire car c'est aujourd'hui ma plus grande force et ce qui me permet de vivre.

Derrière chaque peur se cache un désir, derrière chaque faiblesse se cache une force. Je crois que chaque personnes est extraordinaire car chaque personne à en elle des ressources insoupçonnées et inexploitées. En fait je crois que nous sommes tous en quelque sorte comme des super-héros. Les Supers héros de nos vies. Et Il ne tiens qu'à nous de décider de vivre la vie que nous voulons, de la rendre belle et d’œuvrer pour un monde meilleur. Pas après pas. Mais pour cela, le héros doit tout d'abord apprendre à se connaitre, il doit savoir qui il est. Quels sont ses super-pouvoirs ? Il doit ensuite apprendre à les reconnaitre, à les accepter et enfin à les maitriser. Et vous ? Avez-vous envie de devenir le héros ou l'héroïne de votre vie ?